Un été européen !

Le temps des découvertes :

Si le temps des vacances est fait pour se changer les idées, cet été a été effectivement pour moi un temps pour tout changer !

Depuis que je suis entré à l’assomption, je crois que je n’ai jamais eu de temps de vacances aussi long. Deux mois ! Dieu merci !

Le premier temps, je suis allé aux JMJ à Cracovie en Pologne, avec des jeunes du groupe du Diocèse de Cahors/Rocamadour. Nous avons traversé l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse pour arriver en Pologne. Un voyage extra avec des jeunes du Diocèse (89) et trois autres prêtres : deux diocésains, Florent Millet et Jean Malo de Beaufort et légionnaire du Christ, et Michael Shane Lambert (un canadien). L’évêque, Mgr Laurent Camiade, s’est joint à nous, lui aussi, une fois arrivé en Pologne, notamment à Wadowice. Pendant le voyage, nous étions toujours bien accueillis par les Allemands et les Polonais.

En Pologne, nous avons visité des lieux historiques. Celui qui m’a le plus marqué, c’est l’ancien camp de concentration d’Auschwitz, devenu aujourd’hui un musée. C’est le lieu du grand crime de l’humanité contre ses semblables, le lieu de la Shoah, où nos frères juifs ont été massacrés par les Allemands nazis. J’ai vraiment été témoin de ce vestige « prestigieux » de projet et d’entreprise d’annihilation des juifs de la surface de la terre. Quelle pensée !

Après un temps à Wadowice, notre pèlerinage a continué jusqu’à Czestochowa où nous avons rencontré le plus grand sanctuaire marial du pays. Là, l’icône de la Vierge noire est vénérée et adorée comme la mère avec l’enfant dans ses bras, la mère qui montre le chemin du salut. Marie est celle qui a intercédé pour le peuple polonais pendant le temps de l’occupation communiste car ils lui ont fait confiance. Cette icône date du 13ème siècle et est restée dans le monastère de Jasna Gora, dirigé par les Paulins. A Jasna-Gora, nous étions au cœur de la piété mariale du peuple polonais. (www.jasnagora.com pour trouver la traduction en français dans Google, vous pouvez cliquer aussi sur le drapeau français et vous aurez des informations).

Enfin, ce fut le grand rassemblement des JMJ avec des millions de jeunes à Cracovie. Nous étions accueillis par la paroisse de Idzebnik, située à une quarantaine de kilomètres de Cracovie. Rencontres sur rencontres, toutes intenses. Indescriptible sagesse de Dieu pour avoir donné à l’homme le langage… et la langue facilite les échanges avec la présence du don de l’Esprit de Dieu. Les visages étaient chacun uniques. J’avais l’impression d’avoir fait le tour du monde pendant ces quelques jours ! Non je n’avais pas l’impression, j’ai fait le tour du monde…. et en un clin d’œil, j’ai visité les quatre coins du monde.

J’ai vécu des moments forts avec l’enseignement des psaumes. Il n’y a plus de différence, tous à la suite du Christ. Tous nous étions des pèlerins.

J’ai aussi partagé des moments forts avec des familles françaises du département du Tarn et Garonne : Castelmayran, Saint Nicolas de la grave, Moissac. Le moment de vivre une vie paysanne française, avec des visites prévues sur des hauts lieux de culte, jusqu’à l’Abbaye de Conques (dans l’Aveyron), et celle de Rocamadour (dans le Lot). Ces deux abbayes ont été respectivement construites vers le milieu du XI° siècle et au XVIII° siècle. La beauté de ces sanctuaires m’a porté à penser et prier pour la bonté de Dieu. Il a donné à l’homme cette capacité de beauté. S’émerveiller devant le don de Dieu dans la grandeur de l’âme humaine.

Au départ de Castelmayran, j’ai séjourné trois jours à Avignon pour visiter le Palais des papes du XIV° siècle. J’ai rencontré une famille malgache, dont la femme avait fréquenté le même lycée que moi de 1990 à 1992. L’amitié du lycée, la fraternité de la paroisse…

Après Avignon, ce fut le rendez-vous pour le grand rassemblement du pèlerinage national du 15 Août à Lourdes (au pied des Pyrénées, proche de l’Espagne). De nouveau, ce fut rencontres sur rencontres, avec des pèlerins, des accompagnateurs, des malades, des volontaires….

Une petite semaine de prière à Lourdes me semblait utile après tous ces moments forts de rencontres. J’y suis resté pour un temps personnel de rencontre avec Celui qui me donnait toutes ces opportunités. Je conjuguais ensemble prières et découvertes.

Ce n’est seulement qu’à la fin de ce séjour dans le Sud-Ouest du pays, que je me suis préparé à rejoindre la communauté des « anciens » d’Albertville (département de la Savoie). J’ai savouré des moments de partages avec plusieurs religieux assomptionnistes, grâce à la richesse de chacun et leur expérience missionnaire. Et surtout j’ai retrouvé les anciens missionnaires de Madagascar : PP. Marcel Catteau, Jean Claude de Rosny, FF. Bernard Anthoine–Milhomme et Antoine Miss. Pendant ce séjour, j’ai pu visiter le premier alumnat du temps du P. d’Alzon, à Notre Dame des Châteaux à Beaufort/Doron (www.adveniat-regnum-tuum.fr/notre-dame-des-chateaux). Ce fut une rencontre avec les racines de la maison de formation assomptionniste. Cette maison est en altitude, presque à la frontière italienne, dans les Alpes.

Le moment des rencontres :

Pour le voyage avec les jeunes du Diocèse de Cahors-Rocamadour, c’est l’homme dans sa force. Les jeunes m’ont donné la possibilité de vivre un moment fort de découverte de l’homme. Les forces, les capacités, les vivacités…. A travers toutes ces qualités, Dieu est présent. Les jeunes se sont donné à fond pour leur démarche commune de chercheurs de Dieu. Services rendus, entraides…, aussi bien pendant la marche que pendant les moments de prières, pendant les détentes que pendant les conférences…. Tout manifeste la bonté de Dieu et sa foi en l’homme. Des jeunes pleins de talents et de vie cherchent à rencontrer Dieu et vont à la rencontre de l’humanité.

Les accueils qui nous ont été réservés partout pendant le pèlerinage, m’ont fait goûter la bonté et la douceur de Dieu. Les langues qui ralentissaient les communications manifestaient aussi la grandeur de Dieu. Allemands et Polonais nous ont accueillis à merveille. La fraternité des hommes a été vécue sans ambiguïté…. Tous nous sommes des frères, surtout en Jésus Christ.

Concernant ma participation au Pèlerinage National de l’Assomption à Lourdes, j’ai été frappé par les limites de l’homme dans ses infirmités. Mais Dieu se manifeste de plus bel quand Il travaille le cœur de certains pour venir

en aide aux infirmes et aux malades. Les volontaires, avec des cœurs en or, se sont donné entièrement et intensément pendant ces moments. Les diverses organisations prévues nous ont aidés à aller à la rencontre des autres et de l’Autre. Prières, piscines, conférences, confessions…, tout manifeste combien Dieu nous aime jusque dans nos limites et nos douleurs. Il nous fait toujours confiance et nous appelle à Lui faire confiance. - Ce fut aussi un moment de rencontre avec plusieurs Assomptionnistes de diverses cultures et nationalités. Mais c’est Jésus qui nous unit dans la famille en vivant la spiritualité de fraternité et de mission léguée par le Fondateur Emmanuel d’Alzon. Emerveillé de la fraternité qui dépasse les frontières du pays et de la culture, je suis entré dans une admiration de la communion de cœur et d’esprit dont nous parle notre Règle de vie.

Le séjour avec des familles m’a permis de découvrir comment Dieu a partagé sa grâce pour le bien et la beauté de son œuvre. Voir des familles solidement chrétiennes, interpelle le témoignage de la vie religieuse dans l’Eglise. Comment ces familles incarnent-elles leur foi ? Tous sont chrétiens selon la grâce que chacun a reçue : un diacre permanent, des époux chrétiens, des jeunes qui se préparent à divers sacrements, des familles bien soudées dans la foi, et aussi dans la vie.

Et dernièrement, pas la moindre, les rencontres avec les « anciens » dans la communauté d’Albertville, m’ont beaucoup apporté. L’homme, l’homme de Dieu arrive à la fin de son parcours de pèlerin. Des frères et pères, âgés, malades ou bien-portants, partagent encore la fraternité…. L’expérience missionnaire de l’Assomption se voit dans le brassage des expériences apostoliques de chacun et enrichit encore la qualité de leur vie communautaire. Les limites évidentes de la vieillesse et des maladies sont merveilleusement accueillies, et deviennent un nouvel élan pour une fraternité plus vraie que jamais.

Que dire de plus !

La vie assomptionniste m’a forgé à découvrir la bonté toujours inlassable de Dieu. Parfois, il est difficile de s’en rendre compte…. Mais sa présence est fidèle…. dans les rencontres que chacun vit en profondeur.

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