SEUL ON NE PEUT PAS CONSTRUIRE L’ARCHITECTURE D’UNE MAISON

Les penseurs constatent qu’aucun abri d’un être humain ou d’un animal ne tombe du ciel comme la manne. En effet, les êtres humains et les animaux construisent leurs maisons, leurs tanières ou leurs nids : « les moineaux construisent leurs nids à l’aide de leurs becs ; les araignées fabriquent leur toile avec des fils de soie qu’elles fabriquent à l’arrière de leur corps par des filières...». Mais, dans l’espèce humaine, une seule personne ne peut concevoir l’architecture d’une maison et bâtir celle-ci avec ses seules mains. Ces idées nous aident à bien réfléchir à ce que nous devons construire ou bâtir dans notre vie et aux moyens que nous devons mettre en œuvre pour atteindre notre objectif. Aucun projet de vie commune ne peut se réaliser correctement sans participation active de l’ensemble de toutes les forces vives liées à ce projet. Chacun de nous est donc encouragé à apporter sa contribution à la réalisation des projets de la province.

Selon notre règle de vie, nous devons construire jour après jour la vie fraternelle en communauté (cf. RV 7). Avoir une vie communautaire fraternelle digne de ce nom, est bénéfique pour tous les religieux, mais cela ne va pas toujours de soi. On espère et on ne doute pas que les religieux, chacun et tous ensemble dans leur communauté, chercheront, durant le chapitre local, des moyens leur permettant d’améliorer leur vie communautaire et de bien accomplir leur mission.

La collaboration entre les religieux de la Province doit se manifester d’une manière très concrète pendant ce temps de préparation au chapitre provincial. Cette préparation semble bien avancée : la liste des délégués du chapitre, qui comprend les membres de droit et les membres élus, est déjà publiée ; les communautés ont déjà reçu les différents travaux de préparation concernant le chapitre provincial. Il est important et nécessaire en effet que chaque religieux puisse participer aux travaux de réflexion concernant notre vie religieuse assomptionniste et puisse accomplir les devoirs qui attendent notre Province, voire notre congrégation. Espérons que chaque religieux, chaque communauté,  amèneront leur part de contribution car une seule personne ne peut bâtir une maison, comme le dit le Sage malgache.

Nous poursuivons également la  préparation du chapitre général de notre congrégation qui aura lieu en 2017. Notre supérieur général incite toutes les provinces assomptionnistes à bien préparer ce temps fort de la congrégation. Sachons que nous avons notre place et notre part de travail au sein de notre famille religieuse. La province assomptionniste de Madagascar doit donc œuvrer à la bonne marche de la vie religieuse assomptionniste dans la grande île et y travailler pour la mission de l’Assomption. Il ne faut pas cependant oublier que nous ne pouvons rien faire et rien construire sans l’aide du Seigneur. Si nous ne travaillons pas selon la volonté de Dieu et avec Lui, nous sommes comme des gens qui construisent leur maison sur le sable. Cette maison s’écroule au moindre coup de vent, comme le dit l’Écriture. Mais si nous suivons l’enseignement de Jésus, si nous travaillons selon Sa volonté, nous sommes comme des gens qui construisent leur maison sur une pierre (cf. Mt 7,24). Nos projets tiennent et se réalisent malgré les difficultés que nous pouvons rencontrer dans notre vie quotidienne. Nous ne devrions donc pas compter seulement sur nos propres forces ou nos propres idées. Dans toutes nos constructions de projets, et dans leur réalisation, dans nos réflexions, nous devons montrer que nous sommes des hommes de foi qui comptons sur l’aide et la grâce du Seigneur. Pour que nos travaux de réflexion puissent produire des fruits pour le bien de la congrégation et de l’Église, que chacun de nous y amène sa part, que nous puissions collaborer entre nous et travailler avec le Seigneur. Comme Moïse au sommet de la colline (Ex 17, 8-13, il arrive que le priant, exténué physiquement ou moralement, n’ait plus la force de « lever les mains » vers le ciel : alors il est bon de trouver des frères pour soutenir ses mains défaillantes : c’est le rôle de notre communauté.

P. Etienne RATALATA

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