Père Jean Claude de ROSNY, témoin vivant du début de l’Assomption à Madagascar

 Le Père Jean Claude     

Le Père Jean Claude de Rosny, religieux assomptionniste français s’est usé avec zèle et amour pour l’Eglise de Madagascar pendant 55 ans. A 28 ans, il a débarqué à Tuléar, 7 ans après la fondation de l’Assomption dans la grande île, quelque mois après la déclaration de l’indépendance du Pays.

        Après un temps de stage de la langue malgache ; le voilà vicaire de la paroisse cathédrale pour commencer. Il continue en passant par la pastorale de campagne pour revenir en ville étant vicaire général et responsable de l’Assomption à Madagascar. Après ce service, il est retourné en campagne quelques années pour revenir définitivement dans la ville de Tuléar. Cette fois, il prendra la direction de l’école des catéchistes et la paroisse d’expression française.

L’homme est vraiment un tout terrain

Cet infatigable missionnaire aime Madagascar, il aime la mission de l’Assomption dans ce pays. Il s’adaptait bien aux différentes situations de la mission. Trente ans dans différents secteurs de brousse, Jean Claude a réussi sa mission sans beaucoup de parole. Il a eu des grandes responsabilités au niveau du diocèse de Tuléar et de l’Assomption à Madagascar : Il était vicaire général pendant 10 ans et il était supérieur majeur pour plusieurs mandats.

      Le Père est un missionnaire passionné du Règne de Dieu. Il n’est pas du genre « détail ».

      Pour lui, l’important c’est le témoignage assomptionniste et le bonheur intérieur. On se rappelle de sa question habituelle quand il reçoit les jeunes religieux en formation pendant ses mandats de supérieur majeur. Lors de la rencontre personnelle, il demande « es-tu heureux » ?

      Il est un religieux heureux et veut le bonheur à quiconque veut se donner à Dieu. Il est devenu un accompagnateur pour les uns ; un confesseur pour les autres. Il veut rendre service tant qu’il le peut. Conscient de son âge bien avancé ; il a lancé un soir lors d’une messe à son intention : « Seigneur, fais ce que tu veux faire de moi. Je ne veux pas une bonne vue. Je ne veux pas une longue vie ; mais seulement que je puisse te servir ; ce tout ce que je veux ».

      Pendant la messe d’action de grâce pour sa vie missionnaire, Jean Claude a laissé un message fort sur l’amour de l’Assomption et l’amour de la MISSION aux Assomptionnistes hommes et femmes réunis pour la circonstance.

      La soirée d’adieu de Jean Claude a été honorée par la présence de l’archevêque, du vicaire général et des supérieures majeures dans le diocèse de Tuléar.

La province de Madagascar est très reconnaissante à l’ancienne province de France pour avoir donné le Père Jean Claude de ROSNY pour l’Assomption à Madagascar pendant 55 ans. Elle très reconnaissante à l’actuelle province d’Europe pour l’accueil et l’accompagnement des anciens missionnaires de Madagascar dans la maison de repos d’Albertville.

 Départ du Père de ROSNY

    L’état de sa santé a poussé Jean Claude à renoncer à son projet en ce terme : « Madagascar est le Pays de ma vie et le pays de ma mort ». Il perd la vue et il a d’autres ennuis de santé avec ses 83 ans. 

     Son départ a été un événement difficile à vivre et pour lui et pour beaucoup de la Province. Il est un religieux de référence, il est le témoin vivant de la fondation de l’Assomption à Madagascar et de la création du diocèse de Tuléar. Il a vu venir toutes les générations d’Assomptionnistes malgaches et celles du clergé diocésain. Jean Claude a été très apprécié à Madagascar.

      Cet événement mérite une action de grâce car il s’agit d’une vie donnée. Après avoir donné, le Père Jean Claude de ROSNY a choisi de quitter la grande île. Evidemment, c’est un choix difficile ; mais après un long moment de réflexion ; il a trouvé une autre manière de donner et de servir. Nous reconnaissons que le Père a servi Jésus-Christ et les hommes. Il est temps de savourer un repos bien mérité. Mais il a promis un repos productif : il va continuer à prier.

      Merci Jean Claude pour ces cinquante-cinq ans donné à une partie de la population malgache. Merci pour cette jeunesse passée en témoignage au milieu d’un jeune peuple qui cherche encore sa route. Merci pour l’ambition assomptionniste qui a contribué à la naissance d’un diocèse qui est devenu archidiocèse. Merci pour tous ces services rendu au sein de la famille assomptionniste malgache. Si nous sommes là, c’est parce que tu étais là.

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