Notre Province de MADAGASCAR

Notre Province de MADAGASCAR

Arrivée en 1953, l’Assomption à Madagascar s’est développée, et a atteint une certaine maturité. Soixante ans après l’arrivée des premiers missionnaires, la Province a été érigée il y a quatre ans. L’implantation âgée de 64 ans et le statut de Province de quatre ans font une Assomption marquée par la jeunesse dans la grande île.

I- Données statistiques.

1) Nombre des religieux :

82 Augustins de l’Assomption sont affiliés et transférés à la Province de Madagascar : 71religieux se trouvent dans la grande île et 11religieux affiliés à la Province sont en mission hors du Pays. 06 ex-assomptionnistes dont la situation canonique n’est pas régularisée s’ajoutent à ces listes.

Les 71 religieux présents à Madagascar actuellement sont de quatre nationalités : 04Congolais, 05 Français, 60 Malgaches et 02Togolais.

2) Tranches d’âge des religieux :

Moins de 30 ans : 26

Entre 30 et 40 ans : 15

41 à 50 ans : 20

51 à 60 ans : 04

61 à 70 ans : 03

Plus de 70 ans : 03

La moyenne d’âge des religieux de la Province est de 38 ans.

3) Parmi les 71 Augustins de l’Assomption engagés à Madagascar :

33 en profession temporaire et 38 profès perpétuels

33 prêtres, 3 en route vers la prêtrise et 02religieux-frères parmi les profès perpétuels.

35 religieux en activité apostolique et 36en formation.

4) Neuf communautés de la Province :

7 sur 9 communautés sont dans le diocèse de Tuléar, une à Fianarantsoa, une autre à Antananarivo.

02 communautés ont été fermées depuis le dernier chapitre général (Anakao et Androka), et 02communautés ont été créées : la communauté saint Augustin au noviciat en août 2015, et celle de Fotadrevo en décembre 2016.

05 communautés sont formées de religieux de 2 nationalités au moins, les membres des 04 autres communautés sont uniquement des malgaches.

5) Alliance Laïcs-Religieux :

Les Laïcs de l’Alliance de toute l’île sont organisés en cinq groupes, selon leur région. Chaque groupe a son organisation. Il développe un lien de fraternité et de collaboration avec une communauté à proximité. Certains événements (21 novembre, la bonne année…) fêtés ensemble entre groupe de Laïcs et communauté sont une occasion de resserrer le lien fraternel. Certains groupes ont un rythme régulier de rencontre de prière avec la communauté à proximité.

Un bureau national accompagné du tandem religieux coordonne l’ensemble des Laïcs de l’Alliance. Tous les trois ans, une assemblée générale de quatre jours est organisée au niveau national. La dernière a eu lieu à Antananarivo le mois d’août 2016. Une quarantaine de Laïcs et trois religieux ont participé à cet événement. Ces groupes de Laïcs s’organisent et grandissent dans le cadre de l’Alliance. Ils ont besoin d’être accompagnés pours ’enrichir du charisme et de la spiritualité de l’Assomption. Il faut le dire qu’un bon nombre de religieux de la Province ne sont pas encore convaincus de l’Alliance laïcs-religieux.

II- Principales missions apostoliques de la Province :

1) Formation

Vu le nombre de jeunes en formation dans la province, la mission de formation tient une grande place dans nos occupations : 10 prépostulants accompagnés de trois religieux se trouvent à Ankazobe, une nouvelle maison de formation. 06 postulants sont à Miharisoa avec un groupe de 03 religieuxformateurs.

L’ensemble des trois derniers groupes passés au noviciat comptent 20 novices (18 sont religieux aujourd’hui). Actuellement, nous avons 05 novices. Depuis août 2015, une communauté a été ouverte au noviciat. Désormais, les novices expérimentent la vie communautaire au sein de celle-ci. Quatre religieux forment la communauté du noviciat, les trois profès perpétuels constituent l’équipe des formateurs.

Le grand scolasticat de Manirisoa est devenu de plus en plus un lieu de formation pour les Frères en cycle philosophique. Les jeunes religieux sont envoyés ailleurs pour la suite de leur formation. Cette année, une équipe internationale de formateurs composée de quatre religieux assurent l’accompagnement de nos 18frères scolastiques.

La communauté d’Ampandrana comprend 08 religieux en formation initiale et trois prêtres. La communauté la plus internationale de la Province est formée de deux congolais, d’un français, de six malgaches et de deux togolais.

Chaque année, des frères stagiaires se répartissent dans les différentes communautés : actuellement, il y a 05 Frères régents, 02 Frères en étape de stage pré-diaconal et 02 diacres.

Du pré-postulat au diaconat on compte au total 57 jeunes et jeunes religieux en formation dans notre province : c’est une grande responsabilité d’accompagnement et de soutien des vocations. 17 religieux forment les équipes de formateurs.

Des religieux de la Province participent à la formation dans différents instituts dans le pays : à l’Université Catholique de Madagascar, au grand séminaire interdiocésain de Vohitsoa-Fianarantsoa, au séminaire propédeutique interdiocésain de Tuléar…

2) Animation pastorale en paroisses, en aumôneries et dans des secteurs de brousse

a) Paroisses de ville et aumônerie catholique universitaire:

Nous animons trois paroisses dans la ville de Tuléar : La Paroisse Notre Dame de l’Assomption, la plus grande des paroisses tenues par les Assomptionnistes à Madagascar est bien vivante ; l’Eglise est pleine pour chacune des trois messes dominicales. Deux religieux y sont envoyés.

La paroisse saint Paul, paroisse d’expression française, permet à l’Assomption d’avoir un style de présence dans un milieu francophone avec des fidèles de différentes origines. 02 prêtres A.A. sont engagés dans cet apostolat.

À la paroisse saint Augustin, les postulants s’initient à l’apostolat, les Augustins l’Assomption sont en collaboration avec les Sœurs Orantes.

L’aumônerie catholique universitaire de Tuléar est un lieu de rencontre des gens dedifférentes parties de l’île, un endroit favorable pour le dialogue des cultures et l’unité. Avec l’infrastructure de cette aumônerie (bibliothèque, salles de réunion, chapelle, terrain de sport…), l’Assomption soutient les étudiants et les enseignants dans leur travail. Bon moyen d’évangélisation, l’Aumônerie Catholique Universitaire est un lieu de recrutement de vocations assomptionnistes, ces dernières années.

Il est temps d’affermir l’engagement d’assomptionnistes dans nos activités paroissiales (collaboration avec les laïcs responsables, pastorale des jeunes, éveil et soutien des vocations, partage de notre charisme, témoignage de vie de foi, de communion, solidarité avec les plus pauvres…) Le document intitulé « Assomptionniste en paroisse » est peu connu, sinon sous-utilisé.

b) Notre apostolat en un milieu rural

Deux petits secteurs de brousse autour de Tuléar : le Bas-Fiherenana etAndranohinaly, desservis par 03 religieux depuis Tuléar.

Quatre districts dans le sud de l’Onilahy : Betioky, Ejeda, Fotadrevo et Ampanihy. Nos lieux d’insertion dans la broussede Tuléar sont regroupés dans cette région sud du diocèse. Le passage d’un district à l’autre pourrait se faire plus facilement, même s’il faut circuler des heures en voiture. Une douzaine de religieux sont affectés à cet apostolat.

Les activités apostoliques dans ce milieu sont difficiles : beaucoup de kilomètres à faire sur de très mauvaises pistes, pour visiter peu de fidèles très dispersés. Il y a beaucoup de soucis matériels, notamment concernant des pannes de voiture.

Dans cette partie du diocèse de Tuléar, l’Assomption est très engagée pour la première évangélisation. Elle assure un apostolat auprès d’une population frappée par différentes sortes de pauvreté : conditions climatiques défavorables à la culture et à l’élevage, disettes fréquentes, sinon famine ; manque ou insuffisance d’infrastructures : routes, écoles, lieux de soins ; analphabétisme, grand attachement aux traditions ancestrales ; ces temps-ci, il faut ajouter l’insécurité.

Dans ces conditions pastorales très rudes, il faut du courage, de la patience, de la persévérance et une certaine créativité pour trouver une pédagogie adaptée. Pour cette, mission, l’Assomption a besoin d’apôtres hardis, généreux et désintéressés.

Pour une meilleure organisation et un soutien mutuel entre religieux envoyés dans cette région, un groupe de réflexion de quatre religieux a été constitué.

L’animation pastorale du district de Nasandratrony, secteur de brousse du diocèsede Fianarantsoa, permet à nos frères de la communauté du scolasticat de Manirisoa d’avoir un lieu d’insertion et de formation apostolique.

18 sur 33 prêtres A.A. de la Province sont impliqués dans l’animation pastorale de paroisses, d’aumôneries et de districts de brousse. Pour l’instant, ces formes d’apostolat constituent des principaux lieux de mission de l’Assomption à Madagascar.

3) Formation des laïcs

Dans les paroisses, les religieux accompagnent plusieurs mouvements (enfants, jeunes, adultes), et assurent des temps de récollection, de formation.

A Tuléar, le responsable du centre diocésain de formation des catéchistes est un assomptionniste, et d’autres religieux y enseignent ; c’est une responsabilité importante pour la vie de l’Eglise dans le diocèse ; ce sont ces personnes qui s’y forment qui assurent l’animation des chrétiens en brousse.

4) Missions éducatives

Avec l’œuvre mobilisatrice « Réseau Ecoles de brousse de Tuléar et Collège Mgr Canonne », l’Assomption est très engagée dansla mission éducative à Madagascar. Elle assure une action de suppléance dans les domaines de l’éducation et de la santé pour des enfants et des jeunes d’une région oubliée par le pouvoir central. Avec les effectifs d’écoles, d’élèves et d’enseignants dans cette œuvre, c’est toute la congrégation qui est mobilisée pour la faire vivre.

Ecoles de brousse :

Réparties dans quatre secteurs de brousse, les écoles du réseau ne sont pas faciles à suivre. L’Assomption y investit en personnel et en finances pour assurer cet apostolat nécessaire pour lutter contre l’analphabétisme. Par cette mission, notre Congrégation contribue au développement intégral de l’homme et à l’évangélisation. La conscientisation des parents trop attachés à leur tradition ancestrale pour reconnaître l’importance de la scolarisation et de l’éducation est un gros travail qui exige de durer, même si les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous.

Le Collège/Lycée Mgr Michel Canonne a beaucoup évolué au point de vue infrastructures grâce aux soutiens des différents donateurs: construction des bâtiments pour salles de classe et logements, électrification faite grâce au soutien des « Electriciens sans frontière », équipements en informatique offerts par l’association Ejedasolidarité…

Partage du charisme à travers notre œuvre éducative

L’Assomption à Madagascar continue à évangéliser par cette forme d’apostolat qui passionnait notre fondateur. Mais il reste beaucoup à faire pour partager aux laïcs notre charisme et faire d’eux de vrais partenaires dans la mission éducative de l’Assomption. Le chapitre provincial de 2013 a fait de l’œuvre mobilisatrice à Madagascar, une priorité de la

Province. Au total 07 religieux sont actuellement engagés pour cette œuvre. Un comité de suivi, composé de 02 religieux et d’un laïc, veille sur son développement. Un véhicule 4x4, reçu d’un organisme allemand, est totalement au service des écoles de brousse et collège.

5) Œuvres sociales

a) Aumônerie d’hôpital et pastorale de la santé :

L’aumônerie catholique de l’hôpital de Tuléar, associée à l’accompagnement du mouvement des personnes handicapées, est confiée à l’Assomption. Cette pastorale nous rapproche des personnes qui souffrent et qui risquent d’être abandonnées par la société. L’aumônerie assure aussi beaucoup de soutiens, matériel et financier, pour des dépourvus.

b) AMIKA

Cette œuvre fondée par le Pierre Tollard (A.A.) pour soutenir des enfants orphelins pauvres et des enfants plus démunis, s’est bien développée, après 27 années d’existence. Des salles de classe pour une école primaire et une grande salle ont été construites sur un grand espace. Actuellement l’Association s’occupe de six cent enfants et jeunes. Elle leur assure l’éducation, veille sur leur santé, et organise une cantine pour certains. Si le fondateur était le seul A.A. engagé pendant longtemps, quatre Assomptionnistes et deux laïcs proches de l’Assomption font partie de l’Association depuis octobre 2016. Ils travaillent en collaboration avec les sœurs Enfant Jésus de la Providence de Rouen.

Avec AMIKA l’Assomption assure une présence et un soutien des enfants et des jeunes très défavorisés, dans un esprit de solidarité avec les plus pauvres.

La Procure de notre congrégation à Paris, avec des associations et des parrainages, soutient financièrement l’AMIKA.

c) Arrêt du soutien à des œuvres sociales

Depuis 2013, faute de moyen, la jeune Province était obligé d’arrêter du soutien financier à des œuvres sociales fondées par des Assomptionnistes mais confiées à des religieuses après plusieurs dizaines d’années…

III- Les préoccupations qui ont marqué la vie de la province :

1) Consolidation de la vie communautaire :

Ces dernières années, beaucoup d’énergie a été investie pour mettre en œuvre la RV1 :« Assomptionnistes, nous sommes des religieux vivant en communauté apostolique… » Le provincial en son conseil a beaucoup travaillé pour développer chez les religieux l’esprit d’appartenance : appartenance à une communauté, appartenance à une province et appartenance à une congrégation internationale.

Les moyens utilisés pour cette animation :

Visites de communauté :

les communautés de la Province ont été visitées au moins une fois par an par le provincial.

Accompagnement des chapitres locaux :

Chaque année, le conseil provincial a pris un temps pour voir sur quels points insister aux chapitres des communautés. Le provincial a participé au moins en partie aux chapitres locaux des communautés qui n’ont pas d’assistant provincial parmi leurs membres.

Rencontres formelles et informelles des supérieurs locaux :

Considérés comme des coresponsables du provincial en son conseil de la bonne marche de la province, les supérieurs ont été réunis une fois par an. La visite respective des membres du Conseil Général Ordinaire a été aussi l’occasion d’organiser des rencontres de supérieurs de communautés.

Responsabilisation des communautés au point de vue des budgets.

Bulletin trimestriel de la province : Le premier mot intitulé « Mot du provincial » dans« Vaovao de Madagascar », a été principalement consacré à une animation sur l’importance de la communauté

2) Préoccupation pour la formation :

La Province s’est investie davantage en matière de formation :

07 religieux prêtres ont été envoyés en Europe pour suivre une formation de formateurs ou pour un temps de recyclage.

06 scolastiques ont été envoyés dans les maisons de formation internationales.

06 Frères congolais et 04 togolais ont été accueillis dans la communauté d’Ampandrana, depuis 2011 jusqu’aujourd’hui.

3) Etudes des dossiers personnels des religieux pour un meilleur accompagnement :

Avec le nombre de jeunes en formation et des situations précaires de certains religieux, le conseil provincial a passé beaucoup de temps avec les dossiers personnels des religieux de la Province et s’est beaucoup préoccupé Del ‘accompagnement.

08 religieux ont été accompagnés dans leurs situations canoniques durant les trois dernières années. 02 religieux ont été bien réintégrés dans le ministère, 04 sont en processus de réintégration, 01 profès perpétuel a obtenu l’indult de sortie de congrégation et de dispense des vœux, 01 diacre a été dispensé déroutes obligations liées au ministère et 01demande de perte d’état clérical est en attente d’une réponse de Rome.

IV- Les perspectives pour les prochaines années :

Dans sa deuxième session le chapitre provincial s’appliquera à l’étude de projet de Province pour les dix prochaines années ; aussi ce n’est pas la peine de s’étendre pour l’instant sur des détails quant aux perspectives. Mais il faut le dire : le maître-mot d’un tel projet doit être L’OUVERTURE.

Les A.A. de la Province doivent ouvrir davantage leur cœur et leur esprit et se laissent abreuver à la spiritualité de la Congrégation pour que notre vie et nos missions respectives soient imprégnées du Charisme de l’Assomption. Il nous faut veiller à la qualité de la formation initiale des religieux et promouvoir la formation permanente.

Que la Province élargisse davantage ses champs apostoliques et diversifie ses types d’apostolat.

Que le lien fraternel et la collaborationavec les membres de la famille de l’Assomption (les ORA, les PSA, les RA et les Laïcs de l’Alliance) se développent.

Que la province ait le souci de s’ouvrir encore plus à l’ensemble de la Congrégation. Avec elle, veiller à l’internationalisation de cette province insulaire.

Disponibilité pour des missions de Congrégation, disponibilité pour des éventuelles nouvelles fondations…

V- La vie économique de la Province

04/09 Communautés sont autonomes financièrement (à savoir les communautés débrousse : Ejeda, Fotadrevo, Ampanihy, Betioky. Elles fonctionnent avec la subvention que donne le diocèse de Tuléar tous les trimestres par agent pastoral (sauf les frères régents).

03/09 Communautés de formation dépendent de la solidarité interprovinciale (Les maisons de formation : scolasticat de Manirisoa, Ampandrana et Noviciat).

02/09 Communautés vivent à la fois de leur travail et des subventions de la Province (pour leur Eau et électricité, et les salaires des ouvriers pour Belemboka)

Pour le budget de l’administration provinciale :

Pour l’assurance maladie : Les religieux Français sont assurés par l’EMI, mutuelle Saint-Martin, en France, mais une chance pour la Province : ces cotisations sont payées par la province d’Europe.

Pour les autres religieux, il y a une cotisation annuelle de 70. 000 Ar par religieux soit 20 euros. Mais les remboursements sont loin d’être à 100%, c’est plutôt 15% ou 20%....

Les grandes préoccupations de la Province sont :

1) Les 03 maisons de Formations où se trouvent 60% des religieux à Madagascar sont encore subventionnées en totalité par la solidarité interprovinciale. La Province d’Europe leur donne des intentions de messes (100 messes par formateur par an). Il y a encore deux maisons de formations (Prépostulants et postulants), qui sont à la charge directe de la province.

2) Le grand défi, relevé à chaque chapitre provincial depuis au moins 06 ans, c’est l’autofinancement de chaque communauté et de la Province. Mais la réalité économique du pays, et encore plus du sud, la sécurité, n’encouragent pas à aller de l’avant.

3) Concernant « l’œuvre Mobilisatrice » : « Réseau écoles de brousse et Collège » :

Depuis 04 ans au moins, le Collège peut fonctionner par lui-même : les écolages et les frais généraux assurent son fonctionnement. La Province ne le subventionne plus. Mais tout de même, il y a une diminution des élèves au collège depuis l’année 2015 : aussi les recettes vont diminuer…. Cela est lié au pourvoir d’achat de la population et de deux collèges tenus par des Religieuses érigés autour d’Ejeda (Fotadrevo et Ampanihy).

Mais les écoles de Brousse restent un défi, car les gens des villages n’arrivent pas toujours à payer les 50% des salaires des instituteurs qui sont leur part d’après le contrat. De ce fait, cela retombe toujours sur la Province, car on ne peut pas laisser les instituteurs sans leur salaire. La générosité de la Procure de Paris permet de poursuivre cet effort de scolarisation. Grâce à des dons venant d’associations diverses, une action pour la santé des élèves a pu être lancée depuis plusieurs années [Opération Santé] ; il s’agit essentiellement de visites médicales des élèves et éventuellement des interventions chirurgicales pour des cas graves….

Depuis 2011, de gros investissements ont pu être réalisés grâce à des dons. Le premier investissement a été la construction du bâtiment destiné au Lycée à Ejeda, d’une valeur de 150.000€.

Ensuite, après accord avec le Diocèse de Tuléar pour nous garantir une certaine stabilité Ejeda, le lieu de résidence des Religieux, propriété du diocèse, a pu âtre doublé de surface, en ajoutant un étage sur l’ensemble des deux bâtiments existant auparavant.

Grâce à la générosité de la Congrégation, un dernier chantier a été entrepris, à savoir la construction d’un bâtiment de 5 chambres au noviciat (une pour un formateur, et 4 pour des novices), en remplacement d’un ancien bâtiment trop vétuste pour être réhabilité (Montants : 21.500€).

Grand merci aux donateurs et aux Provinces…

CONCLUSION :

Durant ces dernières années, le passage de l’Assomption à Madagascar de vice-Province à Province n’est pas qu’un changement de statut. Notre Congrégation renforce son implantation dans la grande île. Elle poursuit son chemin avec ce qu’elle a de forces et de faiblesses. Elle a été bien soutenue par l’instance générale et la solidarité interprovinciale.

La visite canonique du Père Supérieur

Général en 2012 a été un temps fort pour la Vice-Province. Il a accompagné le chapitre d’érection de la Province en décembre 2013.

L’Assistant général chargé de notre Province nous a bien soutenus avec trois visites pendant son mandat.

L’économe général nous a beaucoup aidés. Il est venu trois fois dans la grande île, pendant son mandat.

Des points faibles et signes de fragilité de la Province:

La sortie de congrégation d’un bon nombre de religieux est un signe de fragilité. A cela il faut ajouter des situations canoniques de certains religieux à gérer.

La fragilité se voit dans la vie des vœux.

Nous n’avons pas eu à gérer de grand scandale contre la chasteté. Mais les causes de sorties de la congrégation et de peines canoniques sont en majeure partie des fautes contre la chasteté. Sur la Pauvreté, sans négliger les efforts faits sur la gestion des biens communs et les initiatives pour valoriser les travaux manuels, il reste encore à faire pour la mise en commun et le rendement des comptes personnels justes. Un cas grave sur la désobéissance religieuse a été géré.

Un très grand manque de ressources locales au point de vue économique.

La jeunesse de la Province accuse un manque d’expérience et de leadership chez un bon nombre de religieux.

Notre participation à la fondation en Afrique de l’Ouest a beaucoup régressé. Un religieux est sorti de la Congrégation en quittant cette mission, un autre était en grande défaillance sur le plan de la pauvreté religieuse lors de sa mission. Le nombre de religieux malgaches dans cette mission est passé de trois à un seul.

La Province a ses points forts :

Il y a des vocations : aucune des maisons de formation de différentes étapes n’est vide, et une équipe de formateurs est constituée pour chaque maison. Des engagements sont célébrés chaque année: vœux, ordinations et même des jubilés.

L’ouverture de la formation des jeunes religieux à l’échelle internationale a marqué ces dernières années : 3 religieux à Nairobi, 2 à Kinshasa et 1 à Buenos Aires.

L’esprit d’appartenance s’est développé chez les religieux. La conscience communautaire et provinciale grandit petit à petit. La collaboration avec la Province d’Afrique et celle d’Europe se poursuit, avec des échanges en personnel et des soutiens à des œuvres. Bien soutenu par l’ensemble de la Congrégation, par des bienfaiteurs et des associations, et grâce à des efforts locaux, le collège/lycée Mgr Michel Canonne se développe Bienne pleine brousse du diocèse de Tuléar…

La jeune Province assomptionniste de Madagascar grandi, elle se développe. Avec la grâce du Seigneur, le soutien de l’ensemble de la Congrégation et les efforts que ses membres fournissent avec détermination, elle doit être capable de prendre en main sa vie et sa mission.

Mais, pour un avenir meilleur, elle doit encore être capable d’une GRANDE OUVERTURE…

Belemboka, le 10 janvier 2017

P. RAFANAMBINANTSOA Joseph Etienne Ratalata, Provincial