Mission de l'Assomption en Afrique de l'Ouest

En l'honneur de ce dixième anniversaire de la présence assomptionniste en terre togolaise, je voudrais réveiller nos mémoires pour mieux comprendre la nécessité et le défi de cette mission en Afrique de l'Ouest. Il y a 60 ans que nos prédécesseurs missionnaires étaient présents à Abidjan en Côte d'Ivoire et ont abandonné leur mission en 1991. C'est dans la perspective du retour en terre de mission en Afrique de l'Ouest que la province de France (de l'Europe actuelle), du Congo et de Madagascar se sont entendues et épaulées pour ouvrir une mission au Togo dans le diocèse de Sokodé, en accord avec le père évêque, son excellence Monseigneur DJOLIBA Kotamba Ambroise (émérite depuis 2016). Ce dernier a fait preuve de confiance envers nous, les Assomptionnistes, en nous proposant une pastorale d'animation, de médias et d'accompagnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pionniers de cette mission en la personne du père René MIHIGO, du père Jean-Baptiste KATEMBO, du père Jean-Paul SAGADOU, du père Roger RANDRIARINALA et du frère Bernard JOUANNO, succédés par d'autres frères, ont œuvré dans le cadre de l'animation d'une paroisse, celle de NotreDame de l'Assomption de Komah, de la direction de la radio Sainte Thérèse, une radio diocésaine, ainsi que la gestion d'un Centre Culturel pour la pastorale des vocations, de la jeunesse et de l'accompagnement des couples. Notre présence est bien remarquée en qualité de prédication, d'organisation et d'animation. Cela nous permet de valoriser et d'exprimer notre identité assomptionniste pour mieux proposer et partager avec le peuple togolais, burkinabé et autres, notre charisme et notre spiritualité afin de pouvoir faire advenir en nous et autour de nous, le règne de Dieu. D'ailleurs, la Bonne Nouvelle est annoncée et la grâce de Dieu a fait son chemin durant ces dix années. Des milliers de bénédictions sont données. De nombreux foyers sont accompagnés. Des jeunes innombrables ont découvert et redécouvert leurs chemins vocationnels. L'œcuménisme et le dialogue interreligieux sont bien entretenus. Trois communautés de formations sont bien installées, à savoir la communauté du postulat à Komah (Togo), la communauté du noviciat sur la route de Gborodé (Togo) et la communauté du scolasticat à Ouagadougou (Burkina-Faso). Deux religieux  assomptionnistes autochtones sont ordonnés prêtres et trente-sept frères profès sont en cours de formation. 

Nous adressons notre sincère gratitude à la province de l'Europe pour le soutien financier et la proximité fraternelle en vue de la bonne marche de cette mission ainsi que la province de Congo et de Madagascar pour leur participation active en envoyant des religieux dévoués  et passionnés à cette mission. Cela anticipe  nos rêves qu'un jour viendra où l'Afrique de l'Ouest sera autonome en tant que province et ouvrira des communautés dans d'autres villes et pays voisins pour mettre au-devant ce défi de l'internationalité et de l'interculturalité.

En un mot, mes cinq ans de présence en mission ici en Afrique de l'Ouest, me font comprendre que Dieu a créé l'homme à son image. L'un est bel et bien différent de l'autre. Adam est bel et bien différent d'Eve. Dieu l'a voulu ainsi et il a confié à chacun d'eux et à chacun de nous une mission de fidélité à sa volonté, à son amour et à son plan d'action qui est la sauvegarde de la création dans sa beauté authentique et dans sa vocation originelle. D'où sa Parole recréatrice qui est le remède de tous les maux menaçants les défis d'internationalité et d'interculturalité.

Assomptionnistes, nous sommes conscients de la grande richesse dont nous bénéficions dans notre diversité. Nous sommes appelés à cultiver cette culture d'échange interculturel pour qu'en rénovant nos outres, nous soyons prêts aussi à recueillir de nouveau vin venant de toutes parts pour la plus grande gloire de Dieu.

Père Bien Aimé, Togo.