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« Que nous n’ayons qu’un seul désir comme la cruche ; il ne lui faut »

Les sages ancêtres malagasy utilisaient les proverbes pour transmettre leurs messages éducatifs aux plus jeunes. C’étaient les fruits de leur expérience de vie, exprimée en paroles sous forme d’adage. La fidélité est l’une des choses que ces sages ont voulu transmettre à leurs familles, à leurs  descendants et aux membres de leur entourage.  Ainsi, pour les inviter à être fidèles dans leurs actions ou à être fidèles à autrui, disaient-ils à leurs auditeurs cette parole proverbiale : « N’ayez qu’un seul désir, comme la  cruche, il ne lui faut que de l’eau ».

Effectivement, dans la grande île, on utilisait la cruche pour transporter et pour conserver l’eau.  Comme elle n’était destinée qu’à ce service, l’identité de la cruche était définie par sa relation avec ce liquide que les êtres vivants devaient posséder et utiliser pour vivre. La parole évangélique « à vin nouveau outre neuve », utilisée comme le thème central de notre dernier chapitre général,  pourrait nous aider à comprendre davantage l’utilisation de ce proverbe malgache dans notre vie religieuse assomptionniste. L’outre neuve, qui est destinée ici à porter et contenir le vin nouveau, pourrait être chacun de nous comme incarnation de l’évangile et de notre charisme dans le temps où nous sommes, dans notre congrégation et dans l‘Église. Le vin nouveau est en effet la parole de Dieu, et pour l’exprimer dans le sens christologique, c’est Jésus, lui-même. Il est en en effet le don de Dieu pour l’humanité, la preuve suprême de l’amour de Dieu pour les hommes. Car le « Christ-Don » permet à celui qui le reçoit de vivre. Etant une expression et une incarnation de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, notre charisme devrait être porté, vécu au sein de l’Eglise et dans le monde où nous sommes envoyés.

Pour que nous puissions assumer notre mission, le dernier chapitre général de notre congrégation a beaucoup insisté sur notre communion de vie, de projets, et de moyens. Notre unité dans la diversité est déjà en effet une annonce de la Bonne nouvelle dans le monde où règne l’injustice sociale, la guerre, le chacun pour soi. Certes, certains parmi nous viennent de prononcer leurs premiers vœux, d’autres ont renouvelé leurs engagements dans la vie religieuse mais nous tous, sans exception,  devrions être renouvelés  par la grâce que nous avons reçue de la retraite annuelle. Le Seigneur nous accorde, par sa grâce, une force neuve et une nouvelle vie afin que nous puissions entamer, accomplir avec joie et courage la nouvelle année de formation et de pastorale. Les hommes ont besoin d’entendre la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, notre société a besoin d’être transformée par le message de vie, de justice et de fraternité apporté par le Christ. Pour que Jésus puisse s’adresser aux hommes et aux femmes de notre temps, nous avons besoin de revoir et d’ajuster notre manière d’annoncer l’évangile dans le temps où nous sommes.

Notre chapitre local est un moment opportun pour cela. Ayez donc le courage et la volonté d’utiliser ce temps pour réfléchir sur notre vie religieuse apostolique vécue dans la communauté assomptionniste. Que les décisions prises en chapitres et suivies tout au long de l’année, nous permettent de devenir outres neuves.  N’ayons donc qu’un seul désir, comme la cruche à laquelle il ne faut que de l’eau, d’annoncer et de porter Jésus là où nous sommes.

Soyons des outres neuves qui sont capables et dignes de porter partout la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ! 

P. Etienne RATALATA 

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